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Ce sont
quelques milliers de personnes, qui se réclament de la foi chrétienne, vécue
sous sa forme « protestante », et particulièrement dans la tradition
réformée.
A Nîmes, l’Eglise
réformée de France est constituée de six paroisses. Si ces paroisses sont
amenées à vivre en étroite relation les unes avec les autres, chacune a sa
personnalité, et chaque lieu de culte son identité, ses caractéristiques et son
histoire.
On trouvera
ci-dessous une histoire récente des paroisses et des divers temples de l’Eglise
réformée de Nîmes.
a) Grand Temple
b) Petit Temple
c) Oratoire
d) Fraternité
e) Nimes Sud - Mas des Abeilles Nîmes Sud
f) Nîmes Ouest
g) Temple de St Césaire
a) Grand Temple
Historique et illustrations
Au moment de la Réforme les protestants, alors majoritaires dans la ville, avaient utilisé quelque temps pour leur culte la cathédrale Saint-Castor ainsi que d'autres églises de la ville; édifices religieux qu'ils durent restituer aux catholiques assez vite. Entre l'Edit de Nantes et sa Révocation, l'Eglise réformée de Nîmes possédait deux temples à l'intérieur des murs de la ville: le Grand-Temple ou Temple de la Calade, qui pouvait contenir 5000 fidèles, près de l'actuel Petit-Temple (à l'emplacement aujourd'hui du théâtre de Nîmes), et le Petit-Temple qui pouvait contenir 1000 fidèles près de l'actuel Grand-Temple (à l'emplacement du Muséum côté Nord, et de la chapelle des jésuites). Tous deux furent détruits, comme tous les édifices religieux non-catholiques avant ou au moment de la Révocation. Pendant la période qui suivit, période de persécutions, 1a communauté protestante nîmoise se rassemblait, malgré 1'interdiction qui touchait son culte, dans les carrières romaines de la route d'Alès notamment dans la: "Carrière de Lecques" (située entre le chemin des Aréniers et la rue de la Gaffone), ou dans la garrigue au-dessus de l'actuel Cimetière Protestant (lieu dit: "l'Hermitage").
Lorsqu'advint l'Édit de Tolérance qui réglait l'état civil des non catholiques, et non pas la liberté de leurs cultes, les protestants nîmois ne purent toujours pas retrouver de lieu pour célébrer leurs offices! Au moment de la Révolution, les Dominicains abandonnent leur chapelle (avaient-ils été contraints ? ou avaient-ils eux-mêmes précédé le mouvement comme ailleurs en Languedoc "par honte du mot Inquisition"?)... Pendant deux ans, l'ancienne chapelle des Dominicains, qui avait été "bombardée" puis pillée, est "mise à la disposition de la Nation". Les Protestants récupérèrent alors, d'abord par le moyen d'une location, le bâtiment, pour l'appeler: "Grand-Temple" en souvenir du Temple de la Calade.

* Cadre architectural - Le côté Est de la nef correspond au mur médiéval de la ville. - Les murs Nord et Nord-Est correspondent aux restes du château médiéval (qui se prolongeait au dessus des antiquités romaines: "porte Auguste"). - De l'église des Dominicains il reste 4 chapelles latérales sur 8. - L'arrondi des tribunes et les piliers témoignent encore du style "baroque Languedocien" du bâtiment primitif (même style que la chapelle des jésuites). - L'Église protestante de Nîmes a entrepris les travaux d'aménagement, de réfection et de mise en place du mobilier intérieur tout au long du XIXe siècle. - L'allure actuelle, très sobre et solennelle est caractéristique des Temples languedociens (centralité de la chaire, tables de la Loi, absence de vitraux) ... "Aquarelle peinte
par Mr J. Minder. Pour reproduction : veuillez nous contacter !"
* Propriété
- La commune est propriétaire des murs, portes, voûte du plafond et toiture de l'édifice. L'ensemble est inscrit à l'inventaire des bâtiments de France. - L'Église a à sa charge l'entretien intérieur: chaire, bancs, éclairage et sonorisation. Les orgues qui datent de 1821, réparées et aménagées par la suite, ne bénéficient pas de classement de la part des Monuments Historiques. Elles sont à la charge de l'Eglise. * Nombre de places: - Dans la nef : environ 500 places. - Sous les tribunes : 60 places. - En haut : 100 places.
À l'entrée du Temple, vous lisez sur deux grands panneaux de marbre noir: "les dix commandemens" -orthographe vieux français- et "le sommaire de la Loi".
* Les Tables de la Loi... - En préambule: "Ecoute Israël"... Les Protestants se sont toujours sentis rattachés au peuple israélite pour ce qui est de la réception de la Parole de Dieu. Les "dix paroles" ont été reçues par Moïse après la libération de son peuple hors d'Egypte. - Les 1° et 3° commandements caractérisent la foi monothéiste. - Le 2° commandement a conduit les Protestants comme les juifs (et les musulmans) à une grande sobriété dans l'architecture interne de leurs lieux de culte.
Les mises en garde des 2° et 3° commandements ne doivent pas être prises à la lettre (elles correspondent à un sentiment de crainte religieuse profondément ressenti à l'époque), pas plus d'ailleurs que les précisions du dixième: "ni son boeuf, ni son âne" qui ont le mérite de nous rappeler nos racines religieuses orientales et nomades... Le 4° commandement est le fondement du Sabbat juif (samedi), jour que les chrétiens ont déplacé le dimanche, jour de la résurrection du Christ. Les six derniers cornmandements correspondent à la morale universelle.
On peut être surpris que les Protestants du XVIe siècle aient choisi comme unique décoration de leurs temples ces Tables de la Loi alors que la Réforme avait fortement proclamé l'inutilité des oeuvres pour être sauvé, et la gratuité de l'amour divin! En effet, l'homme n'est sauvé que par l'amour gratuit et infini de Dieu ("la grâce") manifesté par l'Évangile de Jésus-Christ reçu avec confiance (avec foi). Selon la Bible et les réformateurs, si la Loi est une référence qui indique aux hommes la marche à suivre, elle doit être comprise d'abord comme une pédagogie qui nous révèle l'état de notre péché.
* ..et le Sommaire de la Loi Les Protestants aiment rappeler dans la liturgie de leurs cultes le "Sommaire", résumé de la Loi proposé dans l'Evangile par Jésus, tout en sachant que seul l'Esprit de Dieu nous donne la force de le vivre. Les Tables de la Loi qui étaient disposées au début du XIX° siècle au Grand Temple ornent aujourd'hui l'intérieur du Petit Temple, ainsi que la liste des pasteurs de l'Eglise Réformée de Nîmes depuis le XVI° siècle. Références bibliques: Les Tables de la Loi : livre de l'Exode, chapitre 20, versets l à 17 et livre du Deutéronome, chapitre 5, versets 1 et 6 à 22. Le Sommaire de la Loi : Évangile de Marc, chapitre 12, versets 29 à 31.
b) Petit Temple
HISTORIQUE DE 1714 A 1789 : LA CHAPELLE DU GRAND COUVENT. Les Ursulines, établies à Nîmes depuis 1641 entreprennent la construction d'un couvent avec une chapelle. Cette chapelle est l'actuel Petit-Temple, et les restes du couvent les bâtiments qui encadrent le Petit-Temple rue du Grand Couvent jusqu'à la rue de l'Agau (ou rue Nationale). La première pierre de la Chapelle a été posée le 28 juillet 1714 et elle a été bénie le 5 avril 1718 par Mgr de la Parisière. L'achèvement du monastère ne sera terminée qu'en 1752. Pendant les guerres de religions, des jeunes filles protestantes sont confiées à ce Couvent afin que les Ursulines travaillent à leur conversion. En effet, l'exercice du culte protestant a été interdit de 1685 à 1787. Bien des familles ont été surprises dans une "assemblée au désert" (culte clandestin en plein air), le père envoyé aux galères, la mère envoyée à la tour de Constance d'Aigues-Mortes, et les filles étaient ainsi confiées au couvent des Ursulines pour faire leur "éducation". Les Ursulines sont obligées de faire poser des grilles aux fenêtres pour empêcher les évasions des enfants ou les enlèvements par leur famille. Derrière ces murs, en effet, et dans cette Chapelle, que de larmes versées par les jeunes protestantes qui toutes ne désirent pas se convertir avec autant d'ardeur que le déclarent les bonnes sœurs. En 1727, le Couvent des Ursulines, définitivement installé, compte une quarantaine de religieuses et une vingtaine de pensionnaires. La Révolution Française va interrompre la marche de ce couvent. Et en 1792, pour se procurer de l'argent, la Convention fait procéder à la vente des biens du Clergé.
DEPUIS 1793 : LE PETIT TEMPLE
Les Archives Nationales nous apprennent qu'en 1665, Nîmes compte 20 000 habitants: "8 000 catholiques et 12 000 huguenots", la plupart des protestants abjureront ou quitteront le pays sous la persécution qui va alors s'intensifier, mais il en reste quand même un nombre relativement important à Nîmes en 1787, quand Louis XVI rétablit le droit d'être protestant en France. Peu à peu l'Église Protestante se reconstitue, mais sans atteindre ce qu'elle était en France sous l'Édit de Nantes ou dans les pays de liberté religieuse en Europe. Un riche protestant Alexandre Vincens-Valz achète la Chapelle des Ursulines le 5 février 1793, pour la prêter à la communauté protestante. Le nom de Petit-Temple va lui être donné, par comparaison avec l'ancien Grand-Temple de la Calade situé à l'emplacement actuel du Théâtre, et dont une porte demeure comme vestige au 28 rue de la Madeleine. Ce Temple avait été édifié en 1566 sous Charles IX et pouvait contenir 5.000 personnes. Il fut détruit à la Révocation de l'Édit de Nantes en 1685. Le culte fut interrompu pendant la terreur qui dura de septembre 1793 à juillet 1794. Le Petit-Temple est rouvert le dimanche 15 août 1795. En 1831 Madame Vincens-Valz, fille du précédent, donne au Consistoire de l'Église Réformée de Nîmes le Petit-Temple. Les protestants sont donc enfin chez eux dans ce Temple qui leur appartient, après 5 ou 6 générations depuis la perte du précédent bâtiment leur appartenant.
Il fut inauguré en 1792 par Paul Rabaut, pasteur du Désert, qui avait été le tenace défenseur des prisonnières de la Tour de Constance (dont Marie Durand restée 38 ans prisonnière pour sa foi). Le célèbre Rabaut Saint-Etienne, son fils, lui aussi pasteur à Nîmes, guillotiné sous la terreur, fut un des rédacteurs de la déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen. Les Articles organiques signés par Napoléon, reconnaissant officiellement l'Église Réformée, lui attribuent le Grand Temple. Cette dévolution est confirmée en 1905 lors de la séparation des Eglises et de l'Etat.
Le style est baroque, avec des influences provençales reconnaissables au sommet des chapiteaux. En 1846, la façade de la rue Claude Brousson (ancienne rue des Flottes) est reconstruite dans le style de l'époque, et une restauration importante est entreprise. C'est de cette époque que datent les bancs et les boiseries en noyer, et qu'un parquet est mis à la place du pavé. Le parquet actuel a été refait après les inondations de 1988. En 1975, le Petit-Temple est en bien mauvais état, en particulier la voûte présente des signes de faiblesse. Une restauration importante est entreprise afin de la consolider par des tirants métalliques. "Aquarelle peinte par Mr J. Minder. Pour reproduction : veuillez nous contacter !"
c) - Oratoire
Historique :
ORIGINE DU PROJET
Alerté par le Consistoire de l’Eglise réformée, le 3 novembre 1853 le Conseil Municipal de Nîmes votait l’adjonction d’un Oratoire à la construction « d’écoles nouvelles », faisant suite au constat d’un nécessaire accroissement d’établissements d’instruction primaire, en y associant un lieu de culte dans un quartier populaire en plein développement. Cette idée correspondait à un vœu déjà ancien du consistoire, à savoir l’édification d’un troisième lieu de culte sur Nîmes, sur un emplacement occupé par un local utilisé pour le marché aux bœufs. Dès le départ ce lieu de culte devait pouvoir contenir 600 à 700 personnes assises, et plus pour suffire au trop-plein des jours de fête, et devait être adjacent aux écoles protestantes prévues pour garçons et filles (300 élèves).
Le 20 novembre 1856 le Conseil Municipal adopte l’idée d’un édifice octogonal accolé à l’école. Après plusieurs propositions de devis et projets, après maintes modifications des plans (façade et hauteur ou forme générale) et même suspension de travaux (1858), puis allongement de la nef (1859), rajout de tribunes, tout ceci en cours de construction et contre l’avis du directeur des travaux publics de la ville, la construction se termine en 1865 mais en révélant rapidement des faiblesses et une mauvaise acoustique et en 1869 l’édifice est fermé pour insécurité.
La construction de l’EDIFICE ACTUEL :
L’architecte de la ville, Alphonse Granon, fut alors chargé de reconstruire entièrement le temple. En janvier 1870 son devis est approuvé. Granon devait tenir compte des remarques sur l’acoustique et du souhait du consistoire de voûter l’édifice et de conserver la hauteur des façades. Un voûtage en pierre se révélait onéreux et lourd à réaliser. Il aurait fallu augmenter les contreforts et établir une série d’arcs boutants pour résister soit à la poussée des voûtes soit à celle des arcs. Granon opte donc pour des arcs en fer qui, « tout en ayant l’avantage de la légèreté, n’avaient pas le désavantage de la poussée et se prêtaient à la construction de la voûte demandée », associés à de petites voûtes de briques tubulaires. A peine les travaux commencés, Granon fut mobilisé fin 1870. Son remplaçant voulut revenir à la conception traditionnelle d’une voûte en pierre. A son retour Granon fut obligé de changer les proportions pour mettre la maçonnerie en harmonie avec les arcs en fer. Un devis supplémentaire dût être voté en 1873 et le projet présenté par Granon fut finalement adopté par le conseil municipal et adjugé. Le préfet l’accepta tel quel en 1874 alors que les travaux étaient presque terminés. Il fallut donc l’entêtement d’Alphonse Granon pour que le Temple de l’Oratoire soit doté de cette charpente métallique qui fait son originalité.
Document réalisé avec le concours de la Direction des Affaires Culturelles de la Ville de Nîmes pour les journées du patrimoine 2007.
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d) - Fraternité
Historique
Notice Historique sur l'origine et l'épanouissement de la Paroisse de la Fraternité par le Pasteur Samuel INGRAND (Novembre 1959)
À mon arrivée à NIMES, en 1937, le Pasteur SAUSSINE me cédait fraternellement la responsabilité de direction d'une oeuvre de quartier, fondée depuis des années déjà par des laïcs du "Groupe Évangélique" Mme De Jarnac, Michel, Martin, etc... Cette oeuvre d'évangélisation comprenait des réunions régulières, des "veillées" dans le quartier de Grézan et les villages environnants, des réunions de dames le vendredi après midi autour d'une tasse de café, et pour les jeunes, une meute de louveteaux et une section de cadettes. Le local pris en charge par l'Église Réformée de NIMES se trouvait 28 rue de Provence et était loué 350 F par trimestre. Très rapidement cette oeuvre devint florissante et en 1940 le local était devenu insuffisant, l'Église prit en location pour 450F par trimestre un immeuble de 3 pièces de la rue Poincaré. À la meute de louveteaux et à la section de cadettes vinrent s'ajouter une très vivante troupe d'Éclaireurs et une belle section de J.A. Une florissante École du Jeudi et une École du Dimanche groupaient près d'une centaine d'enfants. La réunion de dames du vendredi rassemblait une trentaine de dames et les Études Bibliques furent crées, avec 70 participants au maximum, au moment où le "couvre-feu" gênait les sorties du soir. C'était un très bel effort, et un épanouissement dont nous sommes quelques-uns à garder un très vivant souvenir. Mon groupe d'anciens catéchumènes avait lui-même trouvé asile à "la rue Poincaré" comme nous disions alors, et pour les Arbres de Noël et les séances de projections, la salle était à nouveau trop petite. En 1949, nous étions expulsés par le propriétaire. La "réunion des dames du vendredi", qui a toujours continué depuis, a trouvé asile au 2 de la rue Paul Painlevé (chez Mme PREUSS), ainsi que notre pauvre mobilier. Les Éclaireurs et les Louveteaux se sont joints au Troupe et meute du Château SIHOL. Mais, notre "oeuvre de quartier", ne voulant pas mourir, s'est adressée au Conseil Presbytéral et l'achat d'un terrain et une construction de FRATERNITE furent décidés grâce à des fonds spéciaux venant de Suisse. En 1950, nous procédions à l'inauguration du bâtiment qui nous reçoit aujourd'hui (1959) et que le dernier cyclone a endommagé. La FRATERNITE n'était pas pour nous une création d'oeuvre nouvelle, mais bien un épanouissement d'oeuvre déjà ancienne. Dès sa construction, Melle LAGET (assistante de paroisse), le pasteur PONGY et moi-même, en devenions responsables, et si j'évoque cette reprise, c'est pour souligner le magnifique élan de vie qui l'a marqué. Plus de 120 enfants à l'école du Jeudi, des Mouvements de jeunesse qui reprenaient vie, firent naître une telle espérance que notre Conseil Presbytéral décida de nommer un Directeur responsable d'une oeuvre qui devenait "majeure". Et ce fut le "mariage" avec la C.R.E. (Commission Régionale d'Evangélisation), l'arrivée de M. E. NEGRE, la fondation du Cercle d'Hommes, les projets, les réussites, les difficultés... Le départ de M. NEGRE, après 5 années de Direction. Ce fut la reprise de la responsabilité totale par notre Conseil Presbytéral, avec la décision de construire un presbytère, et la nomination du Pasteur FALLOT, à ce qui devint le 8 ème poste de I'Eglise Réformée de NIMES. C'est un départ nouveau pour une nouvelle période de vie qui commence, dans un quartier qui n'est pas spécialement populaire, mais qui ne peut que continuer à donner beaucoup de joie à celui et à ceux qui consacrent toutes les forces de leur ministère. Avec la construction du presbytère, le Pasteur de la fraternité est nuit et jour, à pied d'oeuvre, pour le témoignage, qu'avec ses collègues et l'Eglise, il a à rendre dans la Cité.
e) Nimes Sud - Mas des Abeilles Nîmes Sud
Historique et projets
La création de la paroisse de " NIMES SUD " a été décidée par le Conseil Presbytéral de Nîmes en 1979. Elle s'inscrit dans la volonté d'une proximité dans les quartiers et villages pour vivre l'église locale :
* 1950 - construction de la Fraternité, * 1969 – construction de Nîmes Ouest, * 1970 – construction des Enganes. La paroisse de Nîmes Sud est positionnée dans la ville de Nîmes vers les Arènes et forme un quadrilatère qui descend d'un côté, par la rue de la République puis la route de Montpellier, et de l'autre, par la rue Briçonnet en continuant Tour de l'Évêque . Il s'agit donc de la partie Sud de Nîmes, incluant les 3 villages de Bouillargues, Caissargues et Garons
Nîmes-Sud et Nîmes-Ouest/ Saint Cézaire Projet paroissial
Les paroisses de Nîmes-Sud et Nîmes-Ouest/ Saint Césaire ont un projet commun pour unir leurs forces et leurs locaux. Explications :
L’Eglise Réformée de Nîmes : L’Eglise Réformée de Nîmes (ERN) est organisée en six paroisses distinctes . Le Grand Temple, le Petit Temple, et l’Oratoire se trouvent situés en centre ville et ont un long passé derrière eux. Dans la dynamique d’une présence de l’ERN vers ses banlieues fut créé en 1950 la »Fraternité de Grézan ». En 1965, ce fut le commencement de la desserte de la ZUP et Nîmes-Ouest, avec un « baraquement provisoire ». Enfin ce fut la naissance de la paroisse de Nîmes-Sud en 1979, dans le but de se rapprocher des personnes vivant à la périphérie de la ville. L’ERN achète alors une salle en rez-de-chaussée d’une copropriété, Les Enganes, ainsi qu’un appartement au premier étage pour faire fonction de presbytère. La Fraternité acquiert son indépendance par rapport au Grand Temple en 1966. Après construction de son Centre Paroissial, place Jean Calvin, Nîmes-Ouest devient secteur paroissial en 1978, en union avec le secteur de Saint-Césaire et de son temple.
De la ZUP à la ZAC !!!
* Naissance d’une idée ambitieuse…
En 2002, dans la foulée du synode de Meyrueis (qui s’était penché sur les évolutions villes/campagne et les mouvements de populations qui touchent notre région), le Conseil Presbytéral de l’ERN se donne une année de réflexion sur son projet de vie. Lui apparaît alors la nécessité de poursuivre le dynamisme engagé il y a plus de 50 ans en accentuant davantage encore la présence de l’ERF à la périphérie de la ville. Deux évènements vont nourrir et orienter cette réflexion : 1)au cours de l’automne 2003, la copropriété des Enganes décide, contre l’avis de l’ERN, de clôturer la propriété et de mettre en service un portail électronique avec digicode. Après plusieurs mois de fonctionnement, la contrainte apparaît beaucoup plus gênante que nous l’avions supposé. Les Enganes ne peuvent plus être le lieu symbolique, fédérateur et identifiant de la paroisse de Nîmes-Sud. 2)Dans le même temps, il devient de plus en plus difficile de vivre dans les locaux de Nîmes-Ouest/Saint-Césaire, place Jean Calvin, compte tenu du sentiment d’insécurité grandissant lié à l’environnement immédiat. Devant cet état de fait, les conseils cherchent de nouvelles solutions, de nouvelles orientations. Paradoxe….Nous ne pouvons continuer à vivre pleinement notre vie d’église, trop protégée dans un cas, trop exposée dans l’autre.
Le Conseil Presbytéral se saisit en Avril 2004 de ces problèmes d’implantation et les croise avec sa stratégie de déploiement vers la périphérie urbaine. Il encourage les deux paroisses à poursuivre un cheminement commun. Une opportunité de vendre Les enganes à un bon prix se présente durant l’été 2004. L’Assemblée Générale extraordinaire du 19 Octobre 2004 donne son accord à la vente.
* Pierres vivantes : des partenariats insolites ?
Sous l’impulsion de nos deux pasteurs, Charles Bossert et Jean-François Breyne, nos deux conseils de paroisse se rencontrent, confrontent leurs difficultés et leurs aspirations. Va naître alors le désir de mieux se connaître et de travailler ensemble. Après une année d’essai, nous élaborons un projet de vie : les actions envers les familles, la catéchèse, l’évangélisation, la mise en place de nouveaux rythmes de vie d’Eglise sont organisées et réalisées ensemble.
Nous aboutissons alors à la conviction que pour faire aboutir ce projet, il s’impose de lui donner un nouveau cadre : la construction d’un centre paroissial commun aux deux paroisses et alors envisagée. Une première présentation à nos conseils de paroisse a lieu en Janvier 2005, suivie d’une information aux assemblées de paroisses. L’AG de l’ER N du 12 Mars 2005 donne son accord définitif pour l’achat d’un terrain. L’implantation d’une nouvelle maison de retraite de la Fondation de la Maison de Santé Protestante au site Le Mas des Abeilles nous offre l’opportunité de créer, sur un terrain mitoyen et en tenant compte des partenariats possibles, un centre paroissial moderne et convivial spacieux et économique.
Situé au bord de la ceinture de Nîmes, touchant quasiment Caissargues et Bouillargues, le terrain se trouve à un nœud de communication, très facile d’accès. On pourra y réaliser un grand parking . Sensibles aux évolutions démographiques autour de Nîmes, les conseils ont recherché un lieu de vie « fédérateur et convivial » pour renforcer la présence de toute notre Eglise, non plus au cœur de lieux de résidences, mais au coeur des lieux de passage et de vie. Oui, un centre paroissial dans une ZAC !!!
Le projet prévoit une grande salle polyvalente de 150 m2 (modulable, 120+30 m2), deux salles de réunion, une cuisine et des sanitaires, ainsi qu’un presbytère de 130 m2. Une réception de chantier fin 2006 est envisageable. Les plans sont aujourd’hui terminés et la demande de permis de construire a été déposée mi-mai.
Pierres vivantes : ce projet est l’occasion pour nos deux communautés de se découvrir, de retrouver un dynamisme en mettant nos forces et nos faiblesses ensemble. Nous croyons qu’une Eglise visible, accueillante et innovante est une réponse au sentiment de déclin et de renoncement, réponse qui va dans le sens du « Projet de vie » de l’ERN, celui d’édifier notre communauté en vue du témoignage de l’Evangile."
Les Conseils des paroisses Nîmes-Ouest/Saint-Césaire et Nîmes-Sud. (Date ?)
f) Nîmes Ouest
Historique
La création du Centre Protestant au coeur de la ZUP de Nîmes-Ouest
C'est en 1961 qu'a été envisagée la création d'une ZUP (Zone à Urbaniser en Priorité) entre le Stade Municipal (aujourd'hui stade Marcel Rouvière) et le village de Saint-Césaire. Les grands travaux d'infrastructure urbaine vont être réalisés en 1962-1963 dans la partie sud de la ZUP. Les premières familles s'installeront en 1964. Des démarches sont faites aussitôt pour contacter et accueillir les familles protestantes qui viendraient habiter dans ce nouveau quartier. Ces familles étaient alors souvent rattachées à une paroisse du centre ville. En 1965, le nombre de familles protestantes augmente avec la livraison de plusieurs bâtiments. Pour la plupart il s'agissait de jeunes couples avec enfants, et bientôt il a été envisagé d'avoir sur place un lieu de rencontre et de réunion, d'y créer une école biblique et un groupe de jeunes. Les plans de la ZUP prévoyaient un emplacement pour l'implantation de l'Église Catholique. Le Conseil Presbytéral fit alors une demande afin qu'un emplacement soit prévu pour l'implantation de l'Eglise Réformée. Cela fut accordé, mais que mettre sur cet emplacement? Heureusement, l'Église Réformée avait alors des fonds suffisants. En effet, des familles protestantes nîmoises avaient constitué une fondation en 1905 afin d'aider financièrement l'Église Chrétienne Réformée de Nîmes. Grace à leur prévoyance et à leur générosité, il a été possible de construire les locaux de la "Fraternité" en 1947, puis l'annexe du Petit-Temple, route d'Alès, et enfin des locaux dans la ZUP de Nîmes Ouest. Durant l'été 1965, un "chalet" préfabriqué en bois et fibro-ciment fut construit afin de servir de local provisoire, et des pasteurs purent dès lors commencer à être nommé au service de cette paroisse: d'abord Monsieur Chevalier (qui dut cesser rapidement à cause de sa santé), puis Madame Kastler jusqu'en 1966. Elle créa l'école bibliqueet des réunions de réflexion pour les adultes à la rentrée 1965. Tout de suite des liens fraternels ont été établis avec la communauté catholique qui s'établissait dans le bâtiment voisin. À l'automne 1967 Madame Trouchaud est nommée pasteur de cette paroisse, puis de Nîmes-Ouest et Saint Césaire en octobre 1968, dans un rapprochement qui annonce déjà le futur jumelage. La construction du Centre Protestant vont être commencés au printemps 1969, ils seront rapides puisque le premier culte sera célébré en mai 1970. Encore une fois c'est la générosité de familles engagées dans la foi qui va permettre de réaliser cette oeuvre (don du terrain, financement de la construction, achat du mobilier). La paroisse suisse de Chêne, à Genève, a aussi participé financièrement, moralement et spirituellement à l'édification du centre. Alors, le Centre Protestant avec ses deux niveaux était un des bâtiments les plus hauts! Maintenant il est comme au coeur d'immenses et vertigineuses barres d'immeubles.
g) - Temple de St Césaire

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